J’ai programmé mon premier site web en 1995. C’était avant CSS, avant javascript, il s’agissait simplement de textes avec des hyperliens et la conscience d’une révolution dans la manière d’organiser l’information et de la présenter.
Je me souviens avoir essayé WordPress au début des années 2000. Je me sentais très mal à l’aise d’avoir autant de couches d’abstraction entre moi et le code final ; j’ai toujours préféré une approche qui me permet de gérer le HTML comme je veux en y insérant des retours de lignes et des commentaires pour la maintenance et pour les curieux. Je n’aime pas quand un éditeur modifie la source.
Ce fut un véritable deuil pour moi d’accepter que je n’aurais pas le choix et qu’a un certain moment, je ne pourrais pas contrôler la source ni me battre contre le reste de l’univers qui semble trouver fantastique d’utiliser la souris pour programmer.
Je me sentais un peu comme un forgeron qui se révolte devant la montée des produits jetables en plastique. En 2012 j’ai donc décidé de lancer ma propre entreprise et surtout de faire des sites web avec mon propre outil (microklima) qui me permettrait d’avoir le contrôle sur la source et d’être relativement efficace par rapport au reste de l’industrie.
Je dis relativement efficace parce que dans les faits, il me faut construire le contenant en plus de produire le contenu. Je me retrouve à répondre aux attentes de gens qui ne comprennent même pas le concept de différence entre WordPress et un autre outil parce qu’il ne connaissent rien d’autre.
L’aventure dure encore, mais juste là où c’est « mieux ».
Je vais donc consacrer la plateforme que je développe à des cas d’exception qui nécessitent une architecture sur mesure que WordPress ne pourrait pas adresser. Je pense à des extranets ou des répertoires de personnes avec une gestion du contenu de chaque utilisateur derrière un mot de passe.
J’entre donc pour la *pas première fois dans la grande arène de la production de contenu avec WordPress par la grande porte.