microklima-x : la structure

On dit que ce qui se comprend bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent naturellement. Voici donc la 10e prise de cette présentation du développement de mon CMS pour les entreprises.

Après avoir passé environ un mois à réfléchir (avec Claude et Chat GPT) sur la structure et l’architecture de mon nouveau gestionnaire de contenu, j’arrive à quelque chose qui s’explique.

Recyclage de meuble pour le travail de bureau

En tant que travailleur autonome j’aime bien économiser quand je le peux sur du mobilier de bureau. J’achète du neuf pour les choses qui me servent à tous les jours et à tous les instants, mais pour des trucs secondaires – meubles d’appoint – j’essaie d’y aller avec des solutions innovantes plutôt que du matos instagramable.

Personne n’a jamais reproché à un peintre d’avoir trop de pinceaux.

Je réalise avec les années que le mental et le physique sont intimement liés. Ma rigidité mentale et mon sciatique travaillent en équipe pour déjouer mes plans!

Et vous ? Quelles sont vos vieilles affaires préférées ?

Quand l’IA fait des erreurs

Depuis quelques mois j’ai entrepris la programmation de la nouvelle version de mon gestionnaire de contenu destiné aux entreprises en utilisant différents agents (intelligence artificielle).

J’ai tout d’abord démarré l’expérience avec Open AI ; je lui ai demandé de créer les bases d’une application en utilisant un framework particulier et un ensemble de fonctionnalités souhaitées à venir.

Ma démarche n’est pas de faire produire l’application au complet mais plutôt d’utiliser les meilleures pratiques et les technologies d’aujourd’hui comme fondation.

Tout s’est passé relativement bien jusqu’à ce que nous arrivions à la couche de sécurité de cette application. La technologie utilisée pour l’authentification et celle qui détermine les autorisations ont fait l’objet de mises à jour. La documentation de l’API a été modifiée, mais pas le tutoriel qui sert visiblement Chat GPT à me répondre.

J’ai ensuite répété l’expérience avec Claude en lui donnant les mêmes informations de base et en lui spécifiant les mêmes besoins.

Chose fascinante : tout en passant par un chemin différent pour arriver à un résultat similaire au niveau de l’utilisabilité, Claude a été confronté au même problème de versions de documentation concurrentes.

Rien ne se crée,
tout se perd

Les deux modèles d’intelligence artificielle ont procédé de façon différente pour arriver aux résultat souhaité en me questionnant ou prenant des initiatives selon le cas. Claude est beaucoup plus autonome et directif alors que Chat GPT m’a fait réfléchir à des aspects marketing de mon projet après m’avoir fait perdre beaucoup de temps à se contredire.

Ce qui émerge de cette expérience, c’est que étant donné que ces LLM ne font que reproduire ce qui existe déjà en guise d’exemple sur le web tout projet qui relève de la recherche et développement est confronté à une pénurie de références.

Je confirme l’impression anticipée que mes collègues m’ont transmises en me disant que Claude était bien meilleur pour la programmation. J’ai cette impression malgré que nous soyons confrontés à une erreur.

Dans la manière qu’il a de prendre des initiatives et de m’en informer après coup, j’ai trouvé que c’était un processus de travail beaucoup plus efficace.

Toutefois, moi qui suis une bébite à la recherche de sens et de raison d’être, j’apprécie le côté arborescent de la réflexion de Chat GPT. J’ai plus de déviation dans les résultats mais comme c’est un peu ce dont je suis à la recherche, ça fait mon affaire si j’élargis moi-même le spectre de ma réflexion.

Je fais du chemin comme être humain quand l’intelligence artificielle refuse d’avancer.

Bref, la notion de bon ou mauvais est tout à fait abstraite pour moi à cette étape ci ; je n’ai pas assez de point de comparaison pour me faire une idée. Chose certaine : j’avance à une vitesse fulgurante mais dans une direction que je ne peux pas prévoir.

Ça ouvre le domaine des possibles mais ça complexifie beaucoup les processus et l’expérience client au final. On peut promettre n’importe quoi à n’importe qui et c’est probablement ce qui risque d’arriver : n’importe quoi.

On m’a suggéré plusieurs vidéos dans les dernières semaines. Je sens beaucoup de préoccupations de la part de mes collègues de tous les horizons ; l’intelligence artificielle menace notre emploi et notre façon de vivre en société.

L’inéluctabilité de la chose donne lieu à beaucoup d’angoisse.

D’un point de vue tout à fait personnel, on dirait que les seules personnes qui sont enthousiastes sont à la tête d’entreprise à la recherche de financement et les gens qui croient en la promesse ridicule d’une société où l’humain ne fait que profiter sans contribuer.

Fini les rénos!

Les rénovations sont enfin terminées à mon appartement et je peux bénéficier du confort d’une climatisation et de l’odeur réconfortante du neuf.

C’est une nouvelle qui risque de vous laisser indifférent sauf si vous êtes un de mes clients qui attendais que je sois prêt à continuer le travail!

Je suis donc pleinement opérationnel et prêt à vous conseiller dans votre structuration de données et pour vous aider à faire passer le bon message.

Trois mois off-the-grid

Je viens de passer trois mois hors de mes habitudes numériques des quinze dernières années. Trois mois sans être assis devant l’ordinateur à tous les jours – même quand je n’ai pas de raison valable d’être là. Trois mois d’air pur, de stuff à mouches et de travail physique.

Grosso modo trois mois, donc.

C’est le temps que ça a pris aux ouvriers pour démolir et reconstruire une bonne partie de mon appartement suite à des problèmes de plomberie ancestrale dont le drain collecteur remonte probablement aux belles années de la dynastie mongole.

Pendant cet exil au fond des bois (sur mon terrain au Nord de Sainte-Agathe) j’ai pu me concentrer sur des choses simples de la vie, comme la gestion du linge sale et la longueur de mes ongles d’orteils.

J’étais du pour des vacances en tabarouette!

Donc là, bah, je réaménage mon chez moi, ma vie et mon agenda, alors : que cet été sente le neuf jusqu’au fond des garde robes!

Encore plus d’Art

Art et Plus

J’ai le bonheur de collaborer ce printemps avec l’OBNL Art.é.plus+

La mission de cet organisme est d’agir à la fois à titre de promoteur d’événements à saveur artistique et à titre d’acteur de l’événement, ses membres offrent des performances de sculpture, peinture et autres formes d’art public.

J’ai à cœur cette collaboration étant donné que mon père collabore souvent avec Lucie Nadeau qui est à l’origine de ce beau groupe de personnes à la fois enthousiastes et talentueuses.

Vous pouvez passer par Facebook pour vous tenir au courant

Ou aller directement sur le site web que je viens de mettre en ligne pour eux

Une petite gêne médiatique

La guerre, la guerre, c’est une maudite bonne raison pour se faire mal.

J’écris un peu avec la honte, en me disant qu’il faut que je maintienne l’activité sur mon site pour ne pas disparaître ; mais quand je compare la conséquence d’avoir un mauvais ranking sur Google avec une bombe sur la tête c’est clair que je pourrais aussi bien aller profiter de mon privilège de naissance dehors et ne pas écrire ni ne rien publier et m’en foutre un peu.

Ça ne changerait pas grand chose.

Je ne sais pas jusqu’à quel point vous êtes sensible à la nuance dans les communications, mais je suis personnellement très irritable et très irrité en ce moment. La droite contre la gauche est un spectacle que je trouve à la fois triste et ridicule, tant d’un côté que de l’autre.

Cette semaine Facebook m’a bombardé de publications dans un spectre intellectuel assez médiocre, tant à gauche qu’à droite. De la pure méchanceté et des insultes qui se font cautionner à coup de centaines de Like.

Même une expression facile à comprendre comme le gros bon sens est totalement dénuée de sens aujourd’hui, prise cognitivement entre l’intelligence artificielle et les bonnes vieilles fake news manuelles. Oh oui, avoir une opinion c’est essentiel.

Je suis donc allé voir du côté de Chat GPT pour avoir un peu d’objectivité froide et constructive. Bonne idée, je dirais!

Voici la discussion (cliquez ici pour lire la discussion)

les blagues de Girls Math

Vous avez peut-être vu passer une blague dans laquelle une femme fait un calcul mental dont la logique boiteuse justifie l’achat d’un produit de luxe. Le phénomène prend beaucoup d’ampleur sur les médias sociaux.

Je ne suis pas personnellement très fan de ce genre d’humour alors je vous laisse vous-même chercher sur YouTube l’expression girls math

Je constate un retour en popularité de l’humour basé sur la différence de sexe ; retour synchronisé avec les valeurs traditionnalistes du christianisme en Amérique du Nord.

J’ai grandi dans les années 80 avec les jokes de blonde et de Newfies et autres croyances populaires que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes blancs catholiques avec un permis de pêche.

Ensuite j’ai vu la montée en puissance du mouvement féministe et la place des femmes dans la politique québécoise. Tout ça suivi par le mouvement #metoo et toutes les occasions de canceller ceux qui n’étaient pas respectueux envers les femmes.

Puis Donald Trump arrive à la Maison Blanche et je constate le retour de l’humour basé sur le sexe sur Facebook et les autres médias sociaux.

On ne peut pas ignorer la corrélation. Le respect de l’autre, de manière générale, diminue.

Puis, émergent au travers de la masse certains individus qui se préoccupent de tout ça et qui essaient d’éveiller les consciences. Je prétends faire partie de cette cohorte.

La politique américaine est basée sur sa supériorité militaire, des décisions économiques hostiles envers les autres et des déclarations fracassantes pour distraire l’attention du public.

Je ne dis pas que c’est la faute de « ça » si les gens conduisent comme des crétins, mais je crois sincèrement que le fait de voir et de lire le mépris sur toutes les tribunes et à tous les jours engendre nécessairement un changement de comportement dans la société.

Même pattern.

Ce qui était grave ne l’est plus, maintenant, si ça nous arrange ou que ça nous fait rire.

Fâché contre les Jeux Olympiques

Vous avez peut-être vu l’accident de Lindsey Vonn. Personnellement j’ai pleuré quand j’ai vu les images. En partie parce que je connais personnellement la douleur physique d’une fracture, mais aussi à cause de la signification de cet accident dans un parcours, une carrière, un rêve, une épopée publique.

Et puis j’ai réalisé que cet accident, c’était en fait les premières images des Jeux que je voyais cette année. Je n’avais rien regardé. Ni la cérémonie d’ouverture ni les émissions spéciales de fin de journée qui remplacent, par exemple mais sans se limiter à : STAT et le reste de ma routine!

Ça, c’est le moment où j’ai réalisé que je ne faisais plus partie du public cible ; je ne croyais plus en la magie. Alors ensuite, j’ai pleuré un petit peu parce que je me suis rendu compte que je me suis cherché des raisons de m’empêcher de pleurer parce qu’il s’agissait d’une citoyenne américaine.

Je me suis surpris à mêler la politique de 2026 avec mes souvenirs de 1996 pendant que je me gelais les doigts à déneiger mon auto pour me rendre à l’épicerie et payer beaucoup trop cher ma contribution au cachet d’une vedette engagée pour dire que c’est moins cher chez eux.

Je pense que je suis fâché contre le statu quo, l’Establishment, les Olympiques et compagnie. Je pense que le fait de voir autant de méchanceté à chaque jour aux nouvelles et sur les médias sociaux me rend insensibles aux belles choses et aux prouesses de l’humanité. Je sens que je cautionne la bullshit quand je regarde ailleurs.

Catch 22. C’est plate, je passe à côté d’un paquet de petits miracles.

Et je réalise que ce sentiment là, je suis loin d’être le seul à l’éprouver. En discutant de tout ça avec certains de mes clients et de mes partenaires (et quelques inconnus à l’épicerie) je me rends compte que la plupart du monde a une petite envie réprimée d’envoyer ch* les premiers.

Et je ne pense pas parler de jalousie ; carrément de malaise. Une ignorance pluraliste de plus en plus inconfortable.

En fait, selon mon expérience personnelle plus la vie coûte cher moins je tripe sur les prouesses des autres et moins j’ai de patience pour ceux qui se la pètent. Je perçois donc un seuil minimum d’aisance (financière/sociale) en bas duquel c’est non seulement difficile de s’associer au gagnant mais où un véritable rejet s’installe.

Et cette ligne imaginaire semble changer de place au fur et à mesure que nos crises sociales prennent de l’importance. Marketing Wise : revendiquer la première position peut clairement représenter une agression pour un groupe grandissant de personnes.

Et vous ? Je suis très curieux de savoir ce que vous en pensez…