Encore plus d’Art

Art et Plus

J’ai le bonheur de collaborer ce printemps avec l’OBNL Art.é.plus+

La mission de cet organisme est d’agir à la fois à titre de promoteur d’événements à saveur artistique et à titre d’acteur de l’événement, ses membres offrent des performances de sculpture, peinture et autres formes d’art public.

J’ai à cœur cette collaboration étant donné que mon père collabore souvent avec Lucie Nadeau qui est à l’origine de ce beau groupe de personnes à la fois enthousiastes et talentueuses.

Vous pouvez passer par Facebook pour vous tenir au courant

Ou aller directement sur le site web que je viens de mettre en ligne pour eux

Une petite gêne médiatique

La guerre, la guerre, c’est une maudite bonne raison pour se faire mal.

J’écris un peu avec la honte, en me disant qu’il faut que je maintienne l’activité sur mon site pour ne pas disparaître ; mais quand je compare la conséquence d’avoir un mauvais ranking sur Google avec une bombe sur la tête c’est clair que je pourrais aussi bien aller profiter de mon privilège de naissance dehors et ne pas écrire ni ne rien publier et m’en foutre un peu.

Ça ne changerait pas grand chose.

Je ne sais pas jusqu’à quel point vous êtes sensible à la nuance dans les communications, mais je suis personnellement très irritable et très irrité en ce moment. La droite contre la gauche est un spectacle que je trouve à la fois triste et ridicule, tant d’un côté que de l’autre.

Cette semaine Facebook m’a bombardé de publications dans un spectre intellectuel assez médiocre, tant à gauche qu’à droite. De la pure méchanceté et des insultes qui se font cautionner à coup de centaines de Like.

Même une expression facile à comprendre comme le gros bon sens est totalement dénuée de sens aujourd’hui, prise cognitivement entre l’intelligence artificielle et les bonnes vieilles fake news manuelles. Oh oui, avoir une opinion c’est essentiel.

Je suis donc allé voir du côté de Chat GPT pour avoir un peu d’objectivité froide et constructive. Bonne idée, je dirais!

Voici la discussion (cliquez ici pour lire la discussion)

les blagues de Girls Math

Vous avez peut-être vu passer une blague dans laquelle une femme fait un calcul mental dont la logique boiteuse justifie l’achat d’un produit de luxe. Le phénomène prend beaucoup d’ampleur sur les médias sociaux.

Je ne suis pas personnellement très fan de ce genre d’humour alors je vous laisse vous-même chercher sur YouTube l’expression girls math

Je constate un retour en popularité de l’humour basé sur la différence de sexe ; retour synchronisé avec les valeurs traditionnalistes du christianisme en Amérique du Nord.

J’ai grandi dans les années 80 avec les jokes de blonde et de Newfies et autres croyances populaires que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes blancs catholiques avec un permis de pêche.

Ensuite j’ai vu la montée en puissance du mouvement féministe et la place des femmes dans la politique québécoise. Tout ça suivi par le mouvement #metoo et toutes les occasions de canceller ceux qui n’étaient pas respectueux envers les femmes.

Puis Donald Trump arrive à la Maison Blanche et je constate le retour de l’humour basé sur le sexe sur Facebook et les autres médias sociaux.

On ne peut pas ignorer la corrélation. Le respect de l’autre, de manière générale, diminue.

Puis, émergent au travers de la masse certains individus qui se préoccupent de tout ça et qui essaient d’éveiller les consciences. Je prétends faire partie de cette cohorte.

La politique américaine est basée sur sa supériorité militaire, des décisions économiques hostiles envers les autres et des déclarations fracassantes pour distraire l’attention du public.

Je ne dis pas que c’est la faute de « ça » si les gens conduisent comme des crétins, mais je crois sincèrement que le fait de voir et de lire le mépris sur toutes les tribunes et à tous les jours engendre nécessairement un changement de comportement dans la société.

Même pattern.

Ce qui était grave ne l’est plus, maintenant, si ça nous arrange ou que ça nous fait rire.

Fâché contre les Jeux Olympiques

Vous avez peut-être vu l’accident de Lindsey Vonn. Personnellement j’ai pleuré quand j’ai vu les images. En partie parce que je connais personnellement la douleur physique d’une fracture, mais aussi à cause de la signification de cet accident dans un parcours, une carrière, un rêve, une épopée publique.

Et puis j’ai réalisé que cet accident, c’était en fait les premières images des Jeux que je voyais cette année. Je n’avais rien regardé. Ni la cérémonie d’ouverture ni les émissions spéciales de fin de journée qui remplacent, par exemple mais sans se limiter à : STAT et le reste de ma routine!

Ça, c’est le moment où j’ai réalisé que je ne faisais plus partie du public cible ; je ne croyais plus en la magie. Alors ensuite, j’ai pleuré un petit peu parce que je me suis rendu compte que je me suis cherché des raisons de m’empêcher de pleurer parce qu’il s’agissait d’une citoyenne américaine.

Je me suis surpris à mêler la politique de 2026 avec mes souvenirs de 1996 pendant que je me gelais les doigts à déneiger mon auto pour me rendre à l’épicerie et payer beaucoup trop cher ma contribution au cachet d’une vedette engagée pour dire que c’est moins cher chez eux.

Je pense que je suis fâché contre le statu quo, l’Establishment, les Olympiques et compagnie. Je pense que le fait de voir autant de méchanceté à chaque jour aux nouvelles et sur les médias sociaux me rend insensibles aux belles choses et aux prouesses de l’humanité. Je sens que je cautionne la bullshit quand je regarde ailleurs.

Catch 22. C’est plate, je passe à côté d’un paquet de petits miracles.

Et je réalise que ce sentiment là, je suis loin d’être le seul à l’éprouver. En discutant de tout ça avec certains de mes clients et de mes partenaires (et quelques inconnus à l’épicerie) je me rends compte que la plupart du monde a une petite envie réprimée d’envoyer ch* les premiers.

Et je ne pense pas parler de jalousie ; carrément de malaise. Une ignorance pluraliste de plus en plus inconfortable.

En fait, selon mon expérience personnelle plus la vie coûte cher moins je tripe sur les prouesses des autres et moins j’ai de patience pour ceux qui se la pètent. Je perçois donc un seuil minimum d’aisance (financière/sociale) en bas duquel c’est non seulement difficile de s’associer au gagnant mais où un véritable rejet s’installe.

Et cette ligne imaginaire semble changer de place au fur et à mesure que nos crises sociales prennent de l’importance. Marketing Wise : revendiquer la première position peut clairement représenter une agression pour un groupe grandissant de personnes.

Et vous ? Je suis très curieux de savoir ce que vous en pensez…

Le Marketing de Pizza Salvatoré

En 2023 j’étais l’animateur d’un groupe de réseautage d’affaires virtuel et nous avons eu le bonheur de recevoir Élisabeth qui nous a présenté toute l’organisation derrière la bannière.

En rétrospective ce que je trouve le plus impressionnant c’est de voir jusqu’à quel point ils étaient prêts ; ça ne fait que quelques années la bannière a vraiment connu une explosion.

Travailler avec l’IA comme en 1999

Mon premier ordinateur avait 64K de mémoire. Il utilisait un téléviseur portatif à rayons cathodiques noir et blanc en guise de moniteur. Les programmes devaient être chargés à chaque démarrage à partir d’une cassette audio ce qui prenait environ 30 minutes.

Ensuite j’ai utilisé une souris avec une boule en dessous et un seul bouton sur le dessus sur un Macintosh classique. C’est là que j’ai appris à utiliser le lasso pour découper une image et le révolutionnaire copier-coller.

Fast forward en 2026, je m’amuse avec Chat GPT et une photo que j’ai prise chez moi devant un carton blanc et un éclairage favorisant les dégradés plutôt que les contrastes.

Je suis impressionné de voir comment Chat GPT arrive à conserver la photo originale tout en corrigeant les couleurs pour les intégrer au background.

J’ai vu une douzaine de mes amis Facebook publier des photos de profil qui sont en fait une illustration d’un portrait dans un contexte qui décrit leur style de vie. Malgré que chaque illustration est attendrissante je ne voulais pas m’inscrire dans cette trend et je voulais créer mon propre style.

Ma démarche artistique est assez simple c’est d’utiliser toujours la même photo et de chercher à quoi je peux bien ressembler. Bref je donne une longueur d’avance à la l’intelligence artificielle en lui demandant du matériel qu’il a déjà sûrement déjà vu. Surtout je lui fournis une image avec laquelle il peut jouer sans être ambigu sur la nature des pixels.

Un jeu de mot coloré

Sur cette image Chasseur de Pantone on dirait que non seulement la couleur a été ajustée mais mon visage a été étiré un peu pour se superposer aux images de référence. De plus j’ai eu la surprise de voir la petite phrase sous le titre qui est une initiative totalement inattendue qui témoigne de la compréhension de la démarche par l’IA. Impressionnant.

Moi aussi je fais du WordPress

Sites web avec WordPress

J’ai programmé mon premier site web en 1995. C’était avant CSS, avant javascript, il s’agissait simplement de textes avec des hyperliens et la conscience d’une révolution dans la manière d’organiser l’information et de la présenter.

Je me souviens avoir essayé WordPress au début des années 2000. Je me sentais très mal à l’aise d’avoir autant de couches d’abstraction entre moi et le code final ; j’ai toujours préféré une approche qui me permet de gérer le HTML comme je veux en y insérant des retours de lignes et des commentaires pour la maintenance et pour les curieux. Je n’aime pas quand un éditeur modifie la source.

Ce fut un véritable deuil pour moi d’accepter que je n’aurais pas le choix et qu’a un certain moment, je ne pourrais pas contrôler la source ni me battre contre le reste de l’univers qui semble trouver fantastique d’utiliser la souris pour programmer.

Je me sentais un peu comme un forgeron qui se révolte devant la montée des produits jetables en plastique. En 2012 j’ai donc décidé de lancer ma propre entreprise et surtout de faire des sites web avec mon propre outil (microklima) qui me permettrait d’avoir le contrôle sur la source et d’être relativement efficace par rapport au reste de l’industrie.

Je dis relativement efficace parce que dans les faits, il me faut construire le contenant en plus de produire le contenu. Je me retrouve à répondre aux attentes de gens qui ne comprennent même pas le concept de différence entre WordPress et un autre outil parce qu’il ne connaissent rien d’autre.

L’aventure dure encore, mais juste là où c’est « mieux ».

Je vais donc consacrer la plateforme que je développe à des cas d’exception qui nécessitent une architecture sur mesure que WordPress ne pourrait pas adresser. Je pense à des extranets ou des répertoires de personnes avec une gestion du contenu de chaque utilisateur derrière un mot de passe.

J’entre donc pour la *pas première fois dans la grande arène de la production de contenu avec WordPress par la grande porte.