Vous avez peut-être vu passer une blague dans laquelle une femme fait un calcul mental dont la logique boiteuse justifie l’achat d’un produit de luxe. Le phénomène prend beaucoup d’ampleur sur les médias sociaux.
Je ne suis pas personnellement très fan de ce genre d’humour alors je vous laisse vous-même chercher sur YouTube l’expression girls math
Je constate un retour en popularité de l’humour basé sur la différence de sexe ; retour synchronisé avec les valeurs traditionnalistes du christianisme en Amérique du Nord.
J’ai grandi dans les années 80 avec les jokes de blonde et de Newfies et autres croyances populaires que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes blancs catholiques avec un permis de pêche.
Ensuite j’ai vu la montée en puissance du mouvement féministe et la place des femmes dans la politique québécoise. Tout ça suivi par le mouvement #metoo et toutes les occasions de canceller ceux qui n’étaient pas respectueux envers les femmes.
Puis Donald Trump arrive à la Maison Blanche et je constate le retour de l’humour basé sur le sexe sur Facebook et les autres médias sociaux.
On ne peut pas ignorer la corrélation. Le respect de l’autre, de manière générale, diminue.
Puis, émergent au travers de la masse certains individus qui se préoccupent de tout ça et qui essaient d’éveiller les consciences. Je prétends faire partie de cette cohorte.
La politique américaine est basée sur sa supériorité militaire, des décisions économiques hostiles envers les autres et des déclarations fracassantes pour distraire l’attention du public.
Je ne dis pas que c’est la faute de « ça » si les gens conduisent comme des crétins, mais je crois sincèrement que le fait de voir et de lire le mépris sur toutes les tribunes et à tous les jours engendre nécessairement un changement de comportement dans la société.
Même pattern.
Ce qui était grave ne l’est plus, maintenant, si ça nous arrange ou que ça nous fait rire.


